Monthly Archives

juin 2018

Femmes au Moyen-Âge

By | Archives

Du VIIeau XVesiècle, contrairement aux idées reçues, les femmes ont un rôle majeur au sein de la société du Moyen-Âge. Fondatrices de nombreux monastères, couvents et béguinages, elles sont aussi des auteures majeures de la littérature médiévale. Femmes d’action, investies dans des œuvres caritatives, elles s’engagent résolument dans les crises politiques de leur temps.

Dès l’âge roman, les femmes vivent et revendiquent un chemin d’émancipation dont témoigne une importante et étonnante production littéraire, théologique, poétique et mystique. Ce sont d’ailleurs deux femmes qui, au XIIesiècle, écrivent les encyclopédies de l’âge roman, telles l’Hortus deliciarum de l’abbesse Herrade du monastère du Mont Sainte-Odile et les œuvres de Hildegarde de Bingen, la sybille du Rhin.

Avec la révolution urbaine du XIIIesiècle, les femmes acquièrent une nouvelle place au sein de la cité, non seulement à la faveur de l’émancipation du laïcat, mais aussi grâce aux ordres mendiants.
Ce sont des femmes de modeste condition, et non seulement des abbesses, qui s’engagent alors dans une réforme de l’Église et la société, avec courage et autorité.

Ainsi, dans la vallée rhénane, depuis sainte Odile, impératrices, abbesses, moniales, béguines et laïques vivent une « culture de fraternité », suscitent une « culture de liberté » et prônent une culture de dialogue qui aujourd’hui encore façonnent un certain idéal européen.

Enrichie de précieux ouvrages médiévaux, manuscrits et incunables provenant de riches fonds patrimoniaux alsaciens, cette exposition propose au grand public de découvrir comment l’émancipation féminine est née au Moyen-Âge, avant que ne se déchaîne la chasse aux sorcières des sociétés modernes.

L’exposition qui se tiendra au Mont Sainte-Odile est l’Acte 1 de celle qui se tiendra, du 20 juillet au 16 décembre, aux Ateliers de la Seigneurie d’Andlau, sous le titre : DAMES ILLUSTRES & FEMMES LIBRES AU MOYEN ÂGE, Du Jardin des délices au Marteau des sorcières. (Acte 2)

Les deux expositions, concoctées et pensées par le fr. Rémy Valléjo, dominicain, – Le Rhin mystique -, ont été conçues pour n’en faire qu’une sur ces deux lieux historiques et symboliques de la région.

L’exposition permettra de retracer la vie de sainte Odile grâce à une collection de gravures des XVIIeet XVIIIsiècles, mais aussi grâce à des ouvrages du XVesiècle ainsi qu’une copie de planches de l’Hortus deliciarum réalisée en 1818 avant que le célèbre ouvrage ne disparaisse dans l’incendie de la Bibliothèque de la Ville de Strasbourg en 1870.

Les fragments du tombeau de sainte Odile au XVIIesiècle seront aussi exposés alors que la figure de sainte Odile dans les arts sera illustrée grâce à des œuvres de Charles Spindler, Martin von Feuerstein et Richard Brunck de Freundeck, artisan du renouveau des arts en Alsace entre 1880 et 1930.

Enfin, les visiteurs pourront admirer la reconstitution de la croix du monastère de Niedermunster, chef d’œuvre d’orfèvrerie du XIIesiècle, fondu en 1790.

  • Deux conférences

Samedi 21 juillet 2018, 15 h 00 : Conférence inaugurale de Marie-Thérèse Fischer : « Les chanoinesses de Hohenbourg au Moyen-Âge »

Samedi 11 août 2018, 15 h 00 : Conférence de sœur Élie Cails : « La vie à Hohenbourg au XIIIes., à la lumière d’Unterlinden »

  • Vernissage : Samedi 21 juillet 2018à 16h00
  • Lieu d’exposition : Chapelle Sainte-Attale et Salle Vatican

Le livre…

By | Agenda, Ce mois-ci

Le P. Patrick Kœhler, ancien recteur du Mont Sainte-Odile, vient de publier aux éditions du Cerf : Sainte-Odile, le Mont et les grâces… qui a été présenté sur KTO, dans L’Esprit des Lettres, ce vendredi 28 juin. http://www.ktotv.com/video/00178786/l-esprit-des-lettres-de-juin-2018

À travers les scènes d’une tapisserie du XVesiècle et les récits de la Vita sanctae Odiliae virginis, le père Kœhler décrypte l’extraordinaire témoignage de sainte Odile et les secrets de son âme. Aveugle miraculée, fille délaissée du duc d’Alsace et fondatrice de l’abbaye de Hohenbourg, la sainteté d’Odile, « fille de la lumière », rayonne toujours.

Revisitant l’hagiographie à partir de ses expériences pastorales et de ses souvenirs, le recteur du Mont Sainte-Odile livre ici un témoignage saisissant de l’œuvre de la sainte dans nos vies de pèlerins. Un livre de voyage à emporter avec soi, ou à vivre de l’intérieur, disponible à la réception ou au magasin du Mont Sainte-Odile.

Sainte-Odile d’Été

By | Archives

Ce dimanche, 1er  juillet, 177e anniversaire de la translation des reliques de sainte Odile.

Le 23 avril 1795, le chanoine Rumpler se rend au Mont Sainte-Odile.  Il relate cette visite : « en traversant Ottrott, je pris avec moi pour m’accompagner, sans doute sur l’inspiration de mon bon esprit, non seulement le maire de cette commune, mais aussi l’agent et un autre citoyen honnête. Notre première entreprise à notre arrivée au lieu saint fut de visiter la chapelle où reposaient les reliques de la sainte abbesse. Mais de quelle douleur fûmes-nous submergés à l’aspect du tombeau que les hommes dépravés de la Terreur avaient défoncé ! Combien grandes furent en revanche notre consolation et notre joie quand nous tendîmes une lumière vers l’intérieur, par une ouverture de la taille d’une tête d’enfant, et que nous vîmes les ossements de sainte Odile étendus là, intacts, en bon ordre ».

Rumpler a acheté le Mont Sainte-Odile en 1796 en tant qu’« homme de loi ». Au motif de sauver les reliques de la profanation en cette période révolutionnaire, il les a fait descendre à l’église d’Ottrott où elles ont d’abord été enfermées dans la sacristie. En présence d’un Prémontré, selon ses dires : sans doute Frédéric Dickès, le seul dans les parages à ce moment.

C’est le 3 novembre 1798 que des prêtres veulent soustraire les reliques à un danger : et ce danger s’appelle Rumpler, dont on devine les intentions. Le curé d’Ottrott et celui de Klingenthal, assistés de quatre citoyens, transportent le précieux dépôt, à 11 h du soir, dans la maison qui est actuellement l’Hostellerie des Châteaux, et le murent dans la cave à son insu.

Rumpler fait des pieds et des mains pour récupérer les reliques. Il croit y parvenir en 1799 (d’où l’inscription sur la dalle gothique de la chapelle), mais n’y arrivera qu’en 1800.

Revenues au Mont en 1800, les reliques sont cachées en lieu sûr.

Leur translation des reliques en juillet 1841 a donné lieu à une grande fête à laquelle a assisté une foule innombrable de fidèles.

En souvenir de cette translation, le 1er dimanche de juillet, on célèbre au Mont la sainte Odile d’été, tandis que le 13 décembre, jour de sa mort, on y célèbre la sainte Odile d’hiver.

–   8 h 30 : Laudes

–   9 h 30 : Procession depuis la Source d’Odile

– 10 h 00 : Messe solennelle,présidée par Mgr Paolo Rudelli, envoyé spécial du Saint-Père près le Conseil de l’Europe.

– 14 h 30 : Dévotion à sainte Odile et vénération de la relique.

– 15 h 00 : Vêpres et procession du Saint-Sacrement puis Bénédiction de la Plaine.

Vente de miel du Rucher de sainte Odile

By | Archives

La première extraction de miel des douze ruches du Rucher de sainte Odile a permis de préparer une centaine de pots destinés à la vente au magasin du Mont Sainte-Odile à compter de ce samedi 30 juin. Pendant ce temps… les abeilles continuent de travailler pour vous… Elles nous préparent un prochain miel…